quand couvrir son risque de change

Quand Couvrir son Risque de Change? Voir le Risque ne Vous Dit Pas Quoi Faire

Quand Couvrir son Risque de Change? Voir le risque ne vous dit pas quoi faire.

Dans le premier article, nous avons expliqué pourquoi la visibilité décisionnelle est importante [1].

Savoir où devrait se situer la rentabilité de votre entreprise aux taux de change actuels change la nature de la discussion. Mais cela ne permet pas encore de déterminer quand couvrir son risque de change.

La question suivante demeure entière :  Que devons-nous faire?

Connaître son exposition au risque de change ne suffit pas

C’est à cette étape que plusieurs équipes financières rencontrent des difficultés.

Elles connaissent leurs expositions. Elles comprennent leur incidence anticipée sur la rentabilité.

Identifier l’incidence du risque sur les activités de l’entreprise constitue d’ailleurs l’un des fondements d’une stratégie de couverture du risque de change plus efficace

Pourtant, la décision elle-même demeure souvent subjective.

Faut-il se couvrir maintenant?

Faut-il attendre? Augmenter le niveau de couverture? Le réduire?

Ne rien faire?

Connaître le risque permet de comprendre la situation. Cela ne suffit pas à déterminer quand une intervention devient justifiée.

Les opinions de marché ne disent pas quand intervenir

Trop souvent, ces décisions sont influencées par les opinions sur le marché plutôt que par les objectifs de l’entreprise.

Les équipes débattent de la hausse ou de la baisse du dollar. Les banques communiquent leur vision du marché. Les analystes publient leurs prévisions. Tout le monde a une opinion.

Mais ces opinions répondent rarement à la question la plus importante :

L’entreprise a-t-elle atteint un point où une intervention devient réellement justifiée?

Cette question change la nature de la discussion.

Au lieu de demander :

« Où pensons-nous que le marché se dirige? »

La fonction finance peut commencer par demander :

« Que signifie le marché actuel pour notre entreprise? »

La distinction est subtile, mais importante.

La première question vise à prévoir les marchés. La seconde vise à piloter la performance de l’entreprise.

Des repères pour décider quand couvrir son risque de change

C’est ici que les repères décisionnels objectifs prennent toute leur valeur.

Plutôt que de prendre des décisions de couverture isolées, les entreprises peuvent établir à l’avance des seuils propres à leur situation.

Par exemple :

  • la rentabilité projetée;
  • la tolérance au risque de change restante;
  • la détérioration anticipée des marges;
  • le niveau de couverture déjà en place.

Tant que ces repères demeurent à l’intérieur des limites acceptables, il peut n’y avoir aucune raison d’intervenir.

Lorsqu’ils dépassent ces limites, c’est la situation de l’entreprise — et non le marché — qui indique qu’une intervention devient justifiée [2].

Des seuils qui renforcent le jugement

Établir des seuils ne remplace pas le jugement. Cela le renforce.

La direction continue de décider. La banque continue de conseiller. Mais tous s’appuient désormais sur le même contexte financier propre à l’entreprise.

L’objectif n’est pas de se couvrir plus tôt. Ni de se couvrir davantage.

L’objectif est d’intervenir lorsque la situation de l’entreprise le justifie, tout en préservant le plus de flexibilité possible.

Maintenir la stratégie de couverture alignée dans le temps

Cela mène naturellement à une autre question. Une fois la décision prise…

Comment s’assurer que la stratégie demeure alignée à mesure que les conditions d’affaires évoluent?

C’est le sujet du prochain article : Une bonne décision ne suffit pas. C’est l’alignement des décisions qui crée de la valeur.


À combien de ces questions votre équipe financière peut-elle répondre aujourd’hui?


[1] Afin de Prendre de Meilleures Décisions, il Faut d’Abord une Meilleure Visibilité

[2] Une bonne décision ne suffit pas. C’est l’alignement des décisions qui crée de la valeur.